Chafiq Mjahdi

Ahmed Chafiq Mjahdi, autodidacte, né à Fès aurait bien aimé vous demander l’heure, mais c’est une question dont  il se prive. Pourquoi? Il ne le sait pas, mais il essaie de le découvrir, peut être pour ne pas s’imposer des règles.  La pensée ramifiée lui a toujours été utile, un lieu d’ascension céleste, là où rien n’est impossible.

« On m’a raconté que j’avais à peine 7 mois quand j’ai pris l’avion pour la première fois vers la capitale de la mode, mais à 3 ans je me rappelle avoir vu les nuages et leur splendeur, j’étais fasciné par l’altitude et de ce qu’elle pouvait cacher comme blancheur et pureté, les nuages étaient si blancs et en mouvement constant, ils se déformaient, se modelaient à l’infini, et dire qu’un artiste rien que pour dessiner un nuage sur toile cela lui prend un temps énorme, et le résultat reste à désirer, alors qu’en vrai les nuages vivaient, les rayons de soleil sculptaient des formes, et donnaient du relief, je trouvais dommage de ne pas avoir pu les toucher, là j’ai su que la perfection était intouchable dans le monde où nous vivons. »
L’avion représentait pour lui le monde et l’extérieur était l’infini.